Adam Back de Blockstream évoque les connexions avec Epstein alors que le DOJ met à jour ses dossiers

Chapô : Suite aux récentes révélations du ministère américain de la Justice concernant Jeffrey Epstein, Blockstream a dû clarifier ses liens passés avec le délinquant sexuel condamné. Son PDG, Adam Back, insiste sur le fait que l'entreprise n'a jamais eu de relation financière significative avec Epstein. Parallèlement, des experts soulignent la responsabilité morale de ceux qui ont fréquenté l'île d'Epstein après 2008.

Blockstream se distancie des accusations liées à Epstein

Adam Back, le PDG de Blockstream, a récemment pris position suite à une attention accrue portée à son entreprise après la publication de documents non scellés par le DOJ concernant Jeffrey Epstein. Dans une déclaration publique, il a affirmé que Blockstream n'avait aucune relation financière actuelle ou historique avec Epstein.

Back précise que tout contact entre les deux parties s'est produit brièvement en 2014 lors d'une levée de fonds pour démarrer l'entreprise. Ce contact a eu lieu via Joi Ito, alors directeur du MIT Media Lab, qui avait présenté Epstein comme un commanditaire potentiel. Un fonds d'investissement dirigé par Ito avait acquis une participation minoritaire dans Blockstream mais s'en est désinvesti rapidement en raison de conflits d'intérêts potentiels et d'autres préoccupations. Back souligne que Blockstream n'a jamais reçu directement de capital d'Epstein et qu'il n'existe depuis aucun lien direct ou indirect entre eux.

Cette clarification intervient alors que le département américain de la Justice continue de publier des millions de documents liés au dossier Epstein conformément à la loi sur la transparence des fichiers Epstein. Un nouveau lot a été diffusé le 30 janvier dernier, nommant plusieurs personnalités influentes dans divers secteurs tout en précisant que leur inclusion ne signifie pas forcément qu'elles aient commis un acte répréhensible.

Des courriels compromettants relèvent l'importance d'un examen minutieux

Parmi les documents publiés figurent des courriels datés de 2014 où Austin Hill, co-fondateur de Blockstream, discutait du cycle financier sursouscrit par l'entreprise avec Ito et Epstein. D'autres éléments montrent également des références à St. Thomas, une île proche du complexe privé d'Epstein. Bien qu'aucune allégation concrète n'ait été formulée contre Blockstream ou ses dirigeants jusqu'à présent, ces références ont suscité un examen approfondi par les médias et le public.

Les intérêts controversés autour du Bitcoin exposés

Les divulgations récentes mettent également en lumière l'intérêt marqué d'Epstein pour les crypto-monnaies. Des discussions privées ont révélé son intérêt pour Bitcoin ainsi que sa critique envers certains projets blockchain tels que Ripple et Stellar. Ces révélations mentionnent également plusieurs figures éminentes dont Kevin Warsh, pressenti pour présider la Réserve fédérale sous Donald Trump.

Le DOJ a publié un nouvel ensemble de documents le 31 janvier contenant un e-mail datant de 2010 envoyé par Peggy Siegal mentionnant Michael Saylor, co-fondateur stratégique, qui aurait fait don de 25 000 dollars lors d'un événement caritatif organisé par Epstein afin d'obtenir des invitations à des événements sociaux exclusifs.

Henrik Zeberg souligne la responsabilité morale des visiteurs

Le macroéconomiste Henrik Zeberg a commenté ces événements en exprimant son indignation quant aux personnes ayant visité l'île privée après la condamnation d'Epstein en 2008 : « Peu m’importe si vous êtes un homme politique ou à quel parti politique vous appartenez... En fait, si vous êtes l’une des personnes ci-dessus (c’est-à-dire politiciens ou milliardaires), vous avez une responsabilité encore plus grande d’agir moralement correctement ».

Ces déclarations mettent en évidence les attentes sociales concernant les comportements éthiques dans les cercles élitistes face aux révélations choquantes entourant Jeffrey Epstein et ses activités criminelles.