Les États-Unis doivent adopter une législation claire pour favoriser le développement des marchés du Bitcoin et des cryptomonnaies

Chapô : Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, appelle à une action rapide des législateurs pour faire avancer le Digital Asset Market Clarity Act. Ce projet de loi est jugé crucial pour l'avenir des marchés du bitcoin et des cryptomonnaies aux États-Unis. Bessent insiste sur la nécessité d'une structure juridique claire face aux défis actuels du secteur.

Bessent souligne l'importance d'une législation claire sur les actifs numériques

Scott Bessent, secrétaire au Trésor américain, a récemment exhorté les législateurs à agir rapidement concernant la législation bloquée sur la cryptographie et le bitcoin. Dans une interview diffusée sur Fox News dans l'émission Sunday Morning Futures, il a déclaré que le Digital Asset Market Clarity Act, connu sous le nom de Clarity Act, est essentiel pour assurer la viabilité future des marchés du bitcoin et des actifs numériques aux États-Unis.

« Ce que nous avons observé sur le marché de la cryptographie au cours des derniers mois signifie plus que jamais que les États-Unis ont besoin d’une structure de marché, que nous avons besoin de clarté et que nous devons faire passer cela ce printemps », a-t-il affirmé.

Les obstacles rencontrés par le Clarity Act sont préoccupants

Bessent a reconnu qu'il existe une résistance au sein de certains milieux. Toutefois, il demeure optimiste quant à la capacité du Congrès à relancer les discussions autour du projet de loi avant la fin de cette fenêtre législative printanière. Il décrit l'impasse actuelle comme étant alimentée par des « acteurs récalcitrants » dans l'industrie qui préfèrent voir échouer le projet plutôt que d'accepter un compromis.

Il souligne qu'un grand nombre d’organisations financières traditionnelles ainsi qu’un éventail varié d’entreprises liées à la cryptographie reconnaissent tous la nécessité urgente d'une législation adéquate. Cependant, une minorité bruyante freine actuellement ces progrès.

Au cœur du débat se trouvent notamment les dispositions relatives aux rendements stables des pièces et aux rôles dévolus aux agences réglementaires. Les opposants affirment que certaines restrictions pourraient nuire à la compétitivité des bourses américaines tout en limitant l’innovation dans ce domaine. Par ailleurs, certaines banques craignent que ces incitations élevées ne détournent les dépôts vers les comptes stables au détriment du financement traditionnel.

Bessent plaide pour un cadre légal adapté aux innovations crypto

« Pour que la cryptographie reste un actif numérique viable et avance, nous devons mettre en œuvre cette loi sur la clarté », assure Bessent tout en mettant en avant le soutien bipartisan dont bénéficie cette initiative au Congrès comme voie vers son succès futur.

La position adoptée par le Trésor reflète également une volonté plus large du gouvernement américain visant à se positionner comme un leader mondial dans la réglementation de la cryptographie. Un cadre légal clair pourrait non seulement attirer davantage d'innovation mais également renforcer les capitaux nationaux alors même que les actifs numériques continuent leur expansion mondiale.

De nouvelles négociations s’annoncent chez les législateurs

Les responsables politiques impliqués dans ces négociations indiquent déjà qu'elles devraient reprendre prochainement afin d'aplanir leurs divergences avant l'échéance législative imminente.

Plus tôt cette année, Scott Bessent avait aussi évoqué lors du Forum économique mondial à Davos une nouvelle politique concernant le bitcoin saisi par le gouvernement américain ; celui-ci cesserait désormais sa vente pour intégrer cet actif stratégique dans une réserve américaine dédiée au BTC. Cette décision s'inscrit dans un effort global visant à favoriser l’innovation liée aux actifs numériques.

Ces déclarations interviennent alors même que plusieurs saisies liées à Tornado Cash ou Samourai Wallet suscitent questions et débats juridiques autour de leur gestion future.

Toute vente serait contraire au décret 14233 stipulant clairement que toute confiscation doit être conservée plutôt qu’être liquidée immédiatement.