La France adresse un ultime avertissement MiCA aux entreprises de cryptomonnaies avant l'échéance de juillet 2026

Le régulateur financier français, l’Autorité des marchés financiers (AMF), rappelle aux entreprises de cryptographie qu'elles doivent obtenir une licence MiCA d'ici le 1er juillet 2026 pour continuer à opérer en France. Les prestataires qui ne se conformeront pas à cette exigence devront cesser leurs activités. Ce dernier avertissement met en évidence les risques opérationnels et réputationnels liés à la non-conformité.

L'AMF impose un calendrier strict pour l'obtention de la licence MiCA

L’AMF a clairement indiqué que seuls les **fournisseurs de services sur actifs cryptographiques** ayant reçu l’autorisation MiCA pourront continuer leurs opérations après le 1er juillet 2026. Les entreprises doivent être agréées sous le statut de **CASP (Crypto Asset Service Provider)** avant cette date. Sinon, elles seront tenues d’arrêter complètement leurs activités sur le marché français.

Les entreprises qui n’envisagent pas de se conformer ont une échéance antérieure : elles doivent commencer une liquidation ordonnée d’ici le 30 mars 2026. Cette mesure vise à protéger les consommateurs et à réduire les perturbations du marché.

Les conséquences pour les services non autorisés sont sévères

L'absence de conformité pourrait entraîner des sanctions significatives allant jusqu'à des amendes financières, la mise sur liste noire publique et même le blocage des sites web concernés. Ainsi, ne pas respecter ces normes expose les entreprises à des risques opérationnels et réputationnels majeurs.

Dès juillet 2026, seuls les CASP conformes pourront légalement offrir des services liés aux crypto-monnaies en France. Pour obtenir cet agrément, deux voies s'offrent aux entreprises : soit demander directement auprès de l'AMF, soit notifier leur admissibilité selon l'article 60 de la MiCA.

Les CASP dûment agréés bénéficieront du droit au passeport européen, leur permettant ainsi d’opérer dans d'autres États membres tout en étant listés dans un registre public accessible via le site internet de l’AMF.

L'ESMA alerte sur les retards potentiels dans les demandes

L’**ESMA (Autorité européenne des marchés financiers)** a également exhorté les sociétés à préparer rapidement leurs dossiers avant la fin du délai transitoire. En décembre 2025, elle a averti que le processus d'examen pourrait prendre jusqu'à quatre mois après dépôt des demandes.

Cependant, un problème majeur persiste : beaucoup de demandes initiales sont incomplètes, ce qui entraîne souvent des demandes supplémentaires ou nécessaires révisions par les autorités compétentes. Ces ajustements peuvent causer encore plus de retard dans l'approbation finale.

L’AMF souligne que plusieurs candidatures nécessitent finalement trop d'améliorations dues à une mauvaise qualité documentaire initiale. De ce fait, il est crucial pour toutes ces entités financières de soumettre un dossier complet incluant informations financières précises et cadre réglementaire clair afin d’éviter tout échec lors du processus soumis ultérieurement.

Les DASP sont appelés à agir sans tarder pour rester compétitifs

Face à ces défis réglementaires croissants, l’AMF appelle tous les fournisseurs souhaitant poursuivre leurs opérations à déposer sans délai leur demande d'autorisation MiCA. La procrastination face aux exigences réglementaires ne peut qu'aggraver leur situation commerciale actuelle avec davantage de risques associés au non-respect futur des règles établies par MiCA.

La pression monte alors que la date limite approche ; chaque entreprise doit maintenant comprendre qu'une conformité rapide est essentielle pour maintenir sa présence sur un marché désormais hautement régulé et surveillé par diverses institutions européennes.