Un ministre du Japon dévoile ses projets de numérisation pour l'année 2026
Le ministre japonais de la Transformation numérique, Matsumoto Hisashi, a présenté ses projets ambitieux pour 2026, axés sur l'expansion de l'identification numérique et l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA). En 2025, le Japon a franchi une étape significative avec plus de 100 millions de cartes My Number émises. Les initiatives à venir visent à améliorer les services publics tout en répondant aux préoccupations des citoyens sur la numérisation.
Le Japon avance vers une identification numérique renforcée
Matsumoto Hisashi, ministre de la Transformation numérique du Japon, a souligné les progrès réalisés en matière d'identité numérique dans son « Réflexion du Nouvel An ». En 2025, plus de 100 millions de cartes My Number (MNC) ont été émises. Ce document d'identité unique est essentiel pour diverses procédures administratives et permet un accès facilité aux soins de santé ainsi qu'à d'autres services.
« Avec environ 80% de la population détenant désormais une carte My Number, les bases d'une société numérique au Japon sont considérées comme solidement établies », a déclaré Matsumoto. La carte My Number est principalement physique mais présente également des fonctionnalités numériques grâce à sa puce IC intégrée. Cette puce stocke des certificats électroniques qui permettent des procédures sécurisées en ligne, y compris pour les déclarations fiscales et l'accès aux portails gouvernementaux.
Les détenteurs peuvent aussi intégrer leur MNC dans un portefeuille numérique sur smartphone pour une présentation simplifiée lors des interactions physiques ou en ligne.
Des projets ambitieux pour étendre le système MNC
Le gouvernement japonais prévoit d'élargir les fonctionnalités du MNC d'ici 2026. Cela inclut l'ajout d'informations supplémentaires et la connexion à divers systèmes afin d'améliorer son utilité dans le secteur médical.
a-t-il ajouté. Ces évolutions visent non seulement à fournir des soins médicaux améliorés mais également à accroître l'efficacité professionnelle dans le secteur sanitaire.
D'autres améliorations planifiées concernent notamment la facilitation des démarches administratives liées aux subventions médicales et la gestion des prestations publiques pour les retraités.
L'IA au cœur du plan digital japonais
L'intelligence artificielle occupe également une place centrale dans la stratégie nationale décrite par Matsumoto. L'Agence numérique collaborera avec différents ministères pour promouvoir « Gennai », un environnement sécurisé dédié à l'utilisation élargie de l'IA générative par les employés gouvernementaux.
« Gennai » tire son nom du terme anglais « Generative AI » tout en rendant hommage à Hiraga Gennai, un inventeur japonais important. Le ministre espère que cette plateforme favorisera divers projets innovants basés sur cette technologie tout en s'appuyant sur un meilleur accès aux données gouvernementales.
Répondre aux inquiétudes concernant la numérisation
Dans ses déclarations finales, Matsumoto a mis en lumière ses ambitions face au déclin démographique : « Nous promouvrons le DX pour maintenir et améliorer les services publics essentiels. tout en assurant un bon équilibre avec la protection des informations ».
Cependant il est conscient que certaines personnes peuvent ressentir une certaine appréhension face à ces changements numériques rapides : « Nous comprenons que certaines personnes puissent se sentir anxieuses ou hésitantes face à la numérisation ». Il a affirmé que son ministère aspire à une « numérisation respectueuse de l'homme » où personne ne serait laissé derrière et qui démontrerait clairement ses bénéfices sociaux. Dans ce cadre-là, il promet une collaboration étroite entre agences afin d'améliorer non seulement la culture numérique, mais aussi la sécurité informatique indispensable au bon fonctionnement du nouvel écosystème digital envisagé au Japon.
