Les obligations liées au Bitcoin subissent un test de solidité suite à une récente vente, selon S&P

Chapo : La première tentative de Wall Street de vendre des obligations adossées à des prêts Bitcoin a été marquée par une forte volatilité du marché. Après une chute de 27 % du Bitcoin depuis janvier, Ledn, le prêteur de crypto, a dû liquider un quart de ses prêts pour soutenir l'accord. Malgré ces turbulences, la clôture de l'opération obligataire est toujours prévue pour le 18 février.

La vente d'obligations publiques soutenues par Bitcoin rencontre des défis

La première initiative visant à vendre des obligations publiques soutenues par des prêts en Bitcoin a rencontré plusieurs obstacles. Les banquiers de Jefferies, après plusieurs mois d'efforts pour attirer les investisseurs institutionnels avec un accord d'une valeur de 188 millions de dollars lié aux prêts émis par Ledn, ont vu leurs plans perturbés. Cette situation est survenue suite à une chute significative du prix du Bitcoin, qui a baissé d’environ 27 % depuis la mi-janvier.

Cette baisse rapide a entraîné des appels de marge sur l'ensemble du portefeuille prêté par Ledn. En conséquence, la société a été contrainte de liquider environ un quart des prêts destinés à soutenir cet accord obligataire.

Les détails financiers et structurels derrière l'accord obligataire

L'accord était initialement conçu pour regrouper des prêts d'une durée d'un an accordés à des particuliers fournissant leurs Bitcoins en garantie. Le produit issu de cette vente devait fournir à Ledn un capital supplémentaire pour octroyer davantage de crédits.

Cependant, suite aux liquidations dues à la baisse du Bitcoin, ce qui était censé être principalement constitué d'actifs générateurs d'intérêts est devenu beaucoup plus lourdement adossé aux liquidités disponibles. Au départ, Jefferies avait annoncé que les obligations seraient soutenues par 199 millions de dollars en prêts et 1 million en espèces ; cette répartition évolue désormais vers environ 150 millions en prêts et 50 millions en liquidités.

Notations S&P et perspectives futures

Malgré ces difficultés financières, la clôture définitive de l'opération obligataire reste programmée pour le 18 février prochain selon S&P Global Ratings. L'agence a attribué une note aux obligations tout en signalant que Ledn doit rediriger les fonds issus des liquidations vers nouveaux prêts afin d'assurer les paiements dus aux investisseurs.

S&P décrit dans son analyse que le pool initial se composait au total de 5 441 prêts alloués à environ 2 914 emprunteurs avec un solde principal cumulatif approchant les 199,1 millions USD au 31 décembre dernier. Ces emprunts étaient garantis par près de 4 079 Bitcoins, évalués alors à environ 356,9 millions USD, affichant ainsi un taux d'intérêt moyen pondéré fixé à 11,8 %.

Néanmoins, S&P prévient que si le prix du Bitcoin continue sa descente et qu'un prêt atteint ou dépasse les seuils critiques (70 % ou plus), cela entraînera soit le besoin pour les emprunteurs d'ajouter davantage d'actifs sous forme supplémentaire ou sinon déclenchera automatiquement la liquidation nécessaire afin honorer la dette associée aux garanties.

Risques associés aux investissements en obligations basées sur le Bitcoin

Les experts mettent également en lumière divers risques inhérents liés au mécanisme même derrière ces types spéculatifs comme ceux émis via Ledn. Parmi eux figurent notamment :

  • La volatilité historique élevée du Bitcoin
  • L'incertitude réglementaire entourant son utilisation
  • Un conflit potentiel lié aux pratiques passées où Ledn renouvelait souvent ses crédits sans effacer intégralement les intérêts dus

Pour contrecarrer certains stress financiers futurs liés au manque éventuel immédiat liquide dans leur modèle opérationnel actuel basé majoritairement sur ces garanties numériques fluctuantes souvent volatiles comme celles offertes via BTC , il est prévu qu’à partir2027 toute nouvelle restructuration nécessitera dorénavant paiement direct plutôt qu'une simple reconduction automatique capitalisant uniquement sur intérêts impayés précédemment accumulés durant cycles antérieurs similaires déjà vécus jusqu'ici .