Les Pays-Bas imposent des taxes sur les cryptomonnaies sans cadre réglementaire pour la vente

Les Pays-Bas ont instauré une taxe de 36 % sur les rendements cryptographiques, imposant ainsi des obligations fiscales même sans vente d'actifs. Ce système fiscal unique repose sur l'évaluation annuelle des avoirs et ne tient pas compte des gains réalisés. Les investisseurs en crypto-monnaies doivent donc déclarer leurs actifs, même s'ils choisissent de les conserver.

Le nouveau taux de 36 % s’applique aux retours cryptographiques réputés

Dans le cadre du régime fiscal néerlandais Box 3, les actifs sont soumis à une taxe calculée sur la base des rendements présumés plutôt que sur les gains effectivement réalisés. Ainsi, le fisc applique un calcul fixe pour déterminer le revenu imposable, ce qui signifie que même si un investisseur conserve ses actifs, il peut être redevable d'une imposition.

Ce mécanisme souligne que les particuliers peuvent faire face à des obligations fiscales croissantes sans avoir réalisé aucune vente. Si la valeur de leurs actifs augmente au cours de l’année, leur base imposable augmentera également.

Structure fiscale basée sur l'évaluation annuelle des actifs

L'administration fiscale néerlandaise procède à une évaluation annuelle des valeurs d'actifs à une date fixe. Les soldes en cryptomonnaies, qu'ils soient détenus dans des portefeuilles ou sur des plateformes d'échange, doivent être déclarés pour contribuer au calcul du patrimoine imposable. Cette méthode ne se réfère pas aux bénéfices perçus mais utilise une formule estimative appliquée à l’ensemble de l’actif total.

Il est important de noter que cette structure reste valable même si le marché connaît un déclin après la date d’évaluation initiale. En cas de chute ultérieure du marché, ce qui pourrait influer négativement sur la valeur réelle des actifs n’affecte pas l’évaluation antérieure pour l’imposition actuelle.

Débat plus large autour de la politique fiscale cryptographique

L’introduction de cette nouvelle approche fiscale a suscité un débat intense dans le secteur des actifs numériques. En effet, alors que certains pays comme le Portugal ou Singapour appliquent un impôt uniquement lors de la vente réelle d’actifs, le modèle néerlandais opte pour une taxation fondée sur des rendements notionnels.

D'autres juridictions offrent également divers traitements fiscaux pour les cryptomonnaies, allant jusqu’à proposer des exonérations sous certaines conditions. Les autorités néerlandaises affirment que leur système vise à aligner la fiscalité entre toutes les classes d’actifs et traite ainsi les actif cryptographiques comme toute autre forme d’investissement dans le cadre du Box 3.