« Renflouer Bitcoin : Déclarations du secrétaire américain au Trésor sur la possibilité de sauver la cryptomonnaie »

Chapô : Le Bitcoin connaît une période d’oscillation près des 70 000 $, suscitant l’intérêt du Congrès américain. Lors d’une audience, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a été interrogé sur la cryptographie et son potentiel impact financier. Les débats révèlent une tension entre partisans et opposants de la réglementation sur les actifs numériques.

Le Congrès interroge Scott Bessent sur le Bitcoin

Au cours d’un examen du rapport 2025 du FSOC, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a fait face à des questions pressantes concernant le Bitcoin et sa stabilité financière. Ce moment s’est produit lors de son témoignage devant le comité des services financiers de la Chambre, où il a été confronté par le représentant Brad Sherman, un critique notoire de la cryptographie.

Sherman a demandé à Bessent si le gouvernement était prêt à intervenir en cas d’effondrement du prix du Bitcoin avec cette question directe : « Pourriez-vous demander aux banques de ce pays d'acheter davantage de Bitcoin ou de modifier la réglementation bancaire afin qu'elles soient encouragées à le faire en termes de réserves qu'elles sont autrement tenues de détenir ? »

Bessent a rétorqué : « Je suis secrétaire au Trésor. Je n'ai pas le pouvoir de faire cela et en tant que président du FSOC, je n'ai pas cette autorité. » Cet échange souligne un débat plus large sur la manière dont les actifs numériques doivent être réglementés.

La réponse stratégique sur les Bitcoins saisis

Lors des échanges tendus, Sherman a insisté pour obtenir une réponse claire quant à l’utilisation potentielle des fonds publics pour soutenir un marché crypto déclinant. Plutôt que d'apporter une réponse définitive, Bessent a redirigé vers la stratégie globale adoptée par l'administration américaine.

Il a mis en avant que le Bitcoin ne représente pas un fardeau financier mais plutôt un atout stratégique pour renforcer la position économique des États-Unis dans l'économie numérique mondiale. Il a déclaré : « Nous conservons les Bitcoins saisis. Ce n'est pas exactement l'argent des contribuables. C'est un atout des États-Unis ».

Bessent a aussi confirmé que depuis leur saisie, les Bitcoins avaient pris beaucoup de valeur : « Sur ce milliard de dollars de Bitcoin saisi, 500 millions de dollars ont été conservés, et ces 500 millions ont dépassé plus de 15 milliards ».

Les tensions politiques autour des actifs numériques

Les débats autour du Bitcoin ont également révélé des clivages marqués entre républicains et démocrates au sein du Congrès américain. Les membres républicains tels que French Hill et Andy Barr soutiennent fermement l'administration actuelle en arguant que ses politiques favorisent réellement la croissance économique liée aux actifs numériques.

En revanche, les démocrates comme Maxine Waters, membre influente du congrès, critiquent ces approches qu'ils considèrent comme trop favorables aux grandes institutions financières tout en négligeant les avertissements sérieux concernant les risques associés aux marchés financiers instables.

Bessent lui-même défendait une approche moins contraignante vis-à-vis des réglementations bancaires afin d'encourager l’innovation tout en protégeant surtout les petites banques contre une réglementation trop stricte qui pourrait nuire à leur fonctionnement.

Un tournant vers une réglementation adaptée pour le secteur crypto

La défense apportée par Scott Bessent concernant les Bitcoins saisis indique clairement un changement dans la perception gouvernementale vis-à-vis des actifs numériques considérés désormais comme stratégiques plutôt qu'un simple actif spéculatif.

D’un autre côté, il est crucial d’observer comment ces discussions évolueront avec les craintes persistantes exprimées par certains élus qui évoquent déjà le risque d'une répétition possible des crises financières passées dues à une régulation insuffisante sur ces nouveaux instruments financiers.

  • La position pro-crypto reflète un soutien croissant envers ce secteur émergent.
  • Les préoccupations exprimées par certains démocrates soulignent néanmoins un besoin urgent d’une surveillance adéquate.