Le responsable de la SEC soutient les modifications d'application face aux interrogations liées à l'affaire Justin Sun

Chapô : La Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis, dirigée par Paul Atkins, est sous le feu des critiques pour sa décision de suspendre le procès contre Justin Sun, fondateur de Tron. Les législateurs s'interrogent sur l'influence des liens entre l'industrie crypto et la Maison Blanche. Alors que les actions en justice de la SEC diminuent, son approche face aux entreprises affiliées à Donald Trump soulève des questions.

La SEC suspend son action contre Justin Sun

Le président de la Securities and Exchange Commission (SEC), Paul Atkins, fait l'objet d'un examen minutieux suite à la décision controversée de l'agence de suspendre son procès contre Justin Sun, le fondateur de Tron. Lors d'une récente audience au comité des services financiers de la Chambre des représentants, plusieurs membres démocrates ont exprimé leur inquiétude quant à cette suspension.

La représentante Maxine Waters a évoqué un « retour en arrière radical » dans les mesures d'application concernant les cryptomonnaies depuis l'arrivée du président Donald Trump au pouvoir. Son intervention était centrée sur une plainte déposée par la SEC en 2023, accusant Sun d'avoir organisé une vente non enregistrée de titres cryptographiques liés aux jetons TRX et BTT tout en manipulant les volumes transactionnels.

En février 2025, un tribunal fédéral a accédé à la demande de la SEC pour suspendre ce procès. Suite à cette suspension, Justin Sun a pris une position significative dans le financement des projets liés à Trump en achetant des milliards de jetons WLFI, devenant ainsi le principal bailleur de fonds pour World Liberty Financial.

Waters a également mentionné une déclaration faite récemment par l'ancienne petite amie présumée de Sun qui prétendait posséder des preuves concernant une manipulation du TRX.

Atkins a refusé d'entrer dans les détails concernant ce cas précis mais a déclaré qu'il serait prêt à discuter davantage « dans un cadre confidentiel ».

Les préoccupations autour du lien entre Trump et Binance

Les législateurs se sont également interrogés sur d'autres affaires médiatisées abandonnées par la SEC l'année précédente, dont celles visant Binance, Ripple, Coinbase, Kraken et Robinhood.

En mai 2025, la SEC avait arrêté ses poursuites contre Binance après avoir initialement intenté un procès en 2023 pour services non autorisés et manquements aux contrôles commerciaux. Ce retournement intervient alors que Donald Trump avait plus tard accordé une grâce à son dirigeant Changpeng Zhao. De plus, un stablecoin émis par WLF avait été utilisé par un investisseur d’Abou Dhabi pour injecter 2 milliards de dollars dans Binance.

Le représentant Stephen Lynch a exprimé son incompréhension face à ces événements : « Expliquez-moi comment cela se produit sans aucune mesure coercitive », interrogeant ouvertement Atkins sur les conséquences désastreuses subies par la réputation même de la SEC.

L'impact sur les actions judiciaires liées aux cryptomonnaies

Malgré ses défenses quant à un effort continu « robuste » en matière d'application réglementaire, Paul Atkins doit faire face aux chiffres alarmants fournis par Cornerstone Research : les actions judiciaires globales menées par la SEC ont chuté de 30 % en 2025 tandis que celles relatives aux cryptomonnaies ont connu une baisse encore plus marquée avec -60 %.

Atkins est devenu président après le départ controversé de Gary Gensler en avril 2025 et il est perçu comme quelqu’un qui critique ouvertement l’approche agressive adoptée auparavant. Ses déclarations visent donc à redorer le blason du régulateur tout en justifiant sa nouvelle stratégie moins punitive vis-à-vis du secteur crypto-financier.

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