Uniswap triomphe dans le procès de brevet CPAMM face à Bancor

Uniswap a remporté un procès pour violation de brevet contre des entités liées à Bancor, soulignant une victoire importante pour l'échange décentralisé et le secteur DeFi. Cette décision favorise le développement open source et limite les revendications de brevets sur des outils essentiels du secteur. La cour a statué que les allégations ne répondaient pas aux normes requises pour la contrefaçon de brevet.

Résumé

  • Uniswap a gagné un procès pour violation de brevet intenté par des entités associées à Bancor devant un tribunal fédéral américain.
  • L'affaire concernait la formule de teneur de marché à produit constant utilisée dans le domaine du commerce décentralisé.
  • La décision soutient l'innovation en open source tout en limitant les revendications sur des outils DeFi fondamentaux.

Le 11 février, Hayden Adams, fondateur d'Uniswap, a annoncé sur X que son équipe juridique avait reçu confirmation de cette décision favorable. Ce procès remettait en question la technologie essentielle qui permet le trading automatisé sur sa plateforme.

Dans l'univers de la cryptographie, ce litige était particulièrement suivi car il soulevait une question cruciale : les formules commerciales simples utilisées dans DeFi peuvent-elles réellement être protégées par des brevets ?

Le procès centré sur la technologie AMM

La bataille juridique a commencé en mai 2025 lorsque Bprotocol Foundation et LocalCoin Ltd., toutes deux liées à Bancor, ont porté plainte devant un tribunal fédéral à New York. Ces entités affirmaient qu'Uniswap Labs et la Fondation Uniswap utilisaient une méthode commerciale protégée par un brevet accordé en 2017.

Ce brevet protégeait le modèle de teneur de marché automatisé à produit constant, connu sous la formule « x*y=k ». Ce système est utilisé pour évaluer les jetons dans les pools de liquidité et est devenu fondamental pour plusieurs échanges décentralisés.

Bancor prétendait qu'Uniswap (UNI) s'appuyait sans autorisation sur cette méthode depuis son lancement en 2018. Les plaignants réclamaient des dommages-intérêts conséquents pour plusieurs années d'utilisation non autorisée présumée.

Dès le début, Uniswap a réfuté ces accusations. L'entreprise a affirmé que son code avait toujours été open source et accessible au public, arguant également que le brevet tentait d'accaparer des principes mathématiques fondamentaux utilisés dans les systèmes blockchain.

De nombreux groupes industriels ont exprimé leur soutien envers Uniswap. Des organisations telles que le DeFi Education Fund et le Solana Institute ont soumis des déclarations mettant en garde contre l'utilisation abusive des brevets pouvant freiner l'innovation ouverte.

Les conséquences sur DeFi et l'innovation open source

D'après certaines sources proches du dossier, le tribunal a conclu que les allégations ne satisfaisaient pas aux critères juridiques nécessaires concernant la contrefaçon de brevet, notamment au regard du caractère ouvert du logiciel d’Uniswap.

Des experts juridiques considèrent cette décision comme un message fort envoyé au marché : il est difficile de protéger par brevets des mécanismes financiers basés sur des formules simples lorsqu'ils sont largement adoptés et partagés publiquement.

Cet aboutissement est perçu comme un moment déterminant pour la finance ouverte, indiquant que les outils essentiels derrière DeFi ne peuvent pas être facilement entravés ou soumis à paiement via brevets.

Aujourd'hui, utilisateurs d’Uniswap ainsi que ses partenaires peuvent respirer plus facilement face aux incertitudes entourant ce cas qui aurait pu compromettre leurs projets futurs. Si la cour avait statué autrement, cela aurait pu ralentir considérablement l'innovation au sein même de cet écosystème dynamique.

Aucun appel n'a encore été formulé concernant cette affaire ; elle semble donc réglée au niveau du tribunal compétent jusqu'à nouvel ordre.