Vitalik Buterin explique la hiérarchie de mise à l'échelle de la blockchain : le calcul est moins complexe que l'administration d'état
Chapo :
Vitalik Buterin, le co-fondateur d'Ethereum, a récemment présenté une analyse détaillée des défis liés à la mise à l'échelle de la blockchain. Il classe les infrastructures en trois catégories : le calcul, la disponibilité des données et la gestion de l'état. Cette hiérarchie met en lumière les priorités pour les développeurs afin d'optimiser leur travail.
Le calcul et les données offrent plus de flexibilité pour la mise à l'échelle
Buterin souligne que le calcul est l'élément le plus évolutif dans l'infrastructure blockchain. Les développeurs peuvent **mettre en œuvre un traitement parallèle** pour gérer plusieurs opérations simultanément, ce qui permet d'augmenter considérablement le volume de transactions traitées. Les générateurs de blocs jouent également un rôle crucial en fournissant des indices qui améliorent les processus de vérification. En utilisant des systèmes de preuve cryptographique, on peut remplacer un travail informatique lourd par une vérification plus légère. Cela aide à faire face à une augmentation du volume transactionnel sans nécessiter de modifications fondamentales dans l'architecture existante. La disponibilité des données se situe au milieu dans cette hiérarchie ; elle est essentielle mais laisse peu place aux compromis. Buterin note qu'il est possible de diviser et distribuer ces données grâce au codage d'effacement.
« La hiérarchie de mise à l'échelle dans les blockchains : Calcul > données > état »
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PeerDAS illustre cette approche avec son cadre qui favorise également une dégradation gracieuse où même les nœuds ayant moins de capacité peuvent produire des blocs proportionnellement plus petits. Cette flexibilité découle du fait que tant les calculs que les données sont divisibles et adaptables aux besoins croissants des réseaux blockchain, permettant ainsi leur optimisation technique.
La gestion de l'état constitue le principal défi pour la mise à l'échelle
L'état, selon Buterin, représente le composant le plus difficile à mettre à élever dans un système blockchain. Chaque transaction nécessite un accès complet à cet état, créant ainsi une exigence complexe pour sa vérification. Bien que les arbres Merkle puissent offrir certaines solutions en stockant uniquement le hachage racine, ils ne résolvent pas entièrement ce problème car il faut toujours connaître cet état sous-jacent lors d'une mise à jour. Diviser cet état sur plusieurs emplacements implique souvent des changements architecturaux significatifs qui ne peuvent être appliqués universellement entre différentes applications blockchain. En conséquence, trouver des solutions générales pour optimiser la gestion dell'état reste encore très compliqué comparé aux autres éléments comme le calcul ou la disponibilité des données. Buterin propose donc d'envisager sérieusement « de remplacer l'état par des données chaque fois que cela est faisable sans introduire trop centralisation ». De même, remplacer « les données par des calculs » doit être considéré lorsque c'est possible. Cette hiérarchie offre aux développeurs un cadre clair pour orienter leurs efforts vers les stratégies optimales de mise à l'échelle tout en préservant autant que possible leur décentralisation fondamentale.
