ZachXBT révèle l'identité de « Haby », un ingénieur social canadien impliqué dans le vol de cryptomonnaies

Chapô : Une enquête d'un an a révélé que Haby, un escroc canadien, aurait volé plus de 2 millions de dollars via des escroqueries liées à Coinbase. Utilisant des méthodes d'ingénierie sociale, il a incité plusieurs utilisateurs à céder l'accès à leurs fonds. Les forces de l'ordre canadiennes pourraient être déjà au courant de ses activités illégales.

Haby impliqué dans des escroqueries sur Coinbase

L'enquête menée par ZachXBT a mis en lumière les agissements d'un individu connu sous le nom de Haby, également appelé Havard. Selon ZachXBT, cet homme aurait réussi à dérober plus de 2 millions de dollars grâce à des escroqueries d'usurpation d'identité ciblant les utilisateurs du support client de Coinbase.

Pour piéger ses victimes, Haby aurait employé des tactiques d'ingénierie sociale, persuadant ainsi les utilisateurs de donner accès à leurs fonds. Il aurait ensuite dépensé l'argent volé dans divers domaines tels que l'achat de noms d'utilisateur rares sur les réseaux sociaux et la participation à des jeux d'argent.

Des preuves accablantes contre Haby

Le 30 décembre 2024, Haby aurait partagé une capture d'écran illustrant un vol récent : celui de 21 000 XRP, équivalents à environ 44 000 $. Ce n'est pas tout ; quelques jours plus tard, le 3 janvier 2025, il a montré une autre capture liée à son portefeuille Exodus qui contenait des liens vers ses comptes sur Telegram et Instagram.

ZachXBT a pu établir un lien entre ces captures et deux autres vols liés à Coinbase, portant le montant total retracé jusqu'à présent à près de 500 000 $. L'enquêteur affirme que Haby échangeait régulièrement les XRP volés contre des Bitcoins via des plateformes d'échange instantanées.

Une confirmation supplémentaire est apparue en février 2025 lorsque Haby afficherait un solde significatif dans une discussion en ligne, environ 237 000 $, correspondant aux historiques retrouvés pour son adresse Bitcoin identifiée. Des investigations ultérieures ont permis de découvrir trois nouvelles escroqueries augmentant le total volé au-delà de 560 000 $.

L’inefficacité perçue face aux menaces numériques

Un message partagé par Haby incluait même une vidéo où l'on pouvait voir sa méthode pour piéger une victime par ingénierie sociale. Dans cette séquence, son adresse e-mail et son contact Telegram ont été révélés. Malgré plusieurs avertissements concernant la sécurité opérationnelle basique et ses comportements risqués exposés sur Instagram et Telegram, Haby continuait sans montrer aucun remords envers ses actions.

D'après les analyses effectuées par ZachXBT basées sur les publications publiques disponibles en ligne, Haby résiderait actuellement à Abbotsford près de Vancouver. Les informations collectées suggèrent que les autorités canadiennes pourraient déjà être conscientes du profil criminel qu'il représente.

Les dangers croissants liés aux attaques sociales

Les attaques par ingénierie sociale représentent une menace sérieuse pour tous ceux impliqués dans le domaine des cryptomonnaies. Un rapport précédent rédigé par ZachXBT indiquait qu'au moins 65 millions de dollars avaient été subtilisés auprès d'utilisateurs Coinbase entre décembre 2024 et janvier 2025 grâce à ce type d'escroquerie utilisant faux e-mails ou numéros falsifiés pour se faire passer pour le service client.

Les victimes étaient souvent amenées involontairement à approuver ou transférer leurs fonds vers des adresses frauduleuses.

Au premier semestre 2025 seulement, plus de 2 milliards de dollars ont été perdus dans l'ensemble du secteur crypto avec plus de 80 % attribuables aux attaques internes et aux arnaques basées sur la manipulation psychologique.

Un cas marquant fait état d'une perte unique où un utilisateur s'est vu dérobée la somme incroyable 783 Bitcoins, soit environ 91 millions, après avoir été trompé par ce qui semblait être un support technique légitime.

La communauté sécuritaire alerte donc : avec la multiplication des fuites personnelles et la sophistication grandissante des usurpations identitaires, ces fraudes deviennent terriblement difficiles à détecter pour quiconque naviguant dans cet écosystème numérique complexe.