Charles Hoskinson dénonce le dirigeant de XRP pour son appui à la loi CLARITY

Chapô

Le débat autour de la loi CLARITY, un projet de loi sur la cryptographie aux États-Unis, s'intensifie avec des critiques émanant de figures importantes du secteur. Charles Hoskinson, fondateur de Cardano, a vivement contesté le soutien affiché par Brad Garlinghouse, PDG de Ripple. Les inquiétudes portent notamment sur les implications réglementaires et les risques liés à la surveillance des transactions.

Hoskinson critique le soutien de Garlinghouse à la loi CLARITY

Charles Hoskinson n’a pas hésité à exprimer son désaccord avec Brad Garlinghouse concernant le CLARITY Act, lors d'une vidéo publiée récemment. Loin d'être en faveur du projet, il a déclaré : « Elizabeth Warren a rédigé le projet de loi, c'est un leadership en lequel nous pouvons croire », soulignant ainsi son scepticisme vis-à-vis du sénateur impliqué dans sa rédaction. Il a également remis en question l’argument selon lequel il vaut mieux avoir une législation imparfaite que pas de législation du tout. Selon lui : « Il y a toujours des gens comme Brad qui disent, eh bien, ce n'est pas parfait, mais nous devons juste obtenir quelque chose. » Hoskinson met en lumière sa méfiance face à une coopération avec les agences ayant déjà engagé des poursuites contre les entreprises cryptographiques.

Garlinghouse défend le besoin d’un cadre réglementaire clair

Brad Garlinghouse a exprimé un avis opposé au sujet du CLARITY Act. Bien qu'il reconnaisse ses imperfections—« Est-ce parfait ? Non. Certainement pas. Mais est-ce mieux que rien ? Absolument »—il insiste sur l'importance d'avancer vers une meilleure clarté réglementaire pour l'industrie crypto. Il a ajouté : « Nous ne devrions pas abandonner maintenant. Nous sommes si proches », appelant ainsi à une collaboration constructive avec les législateurs pour améliorer le texte proposé.

Les critiques se multiplient au sein de l’industrie sur la loi CLARITY

Paul Barron est parmi ceux qui ont critiqué sévèrement le contenu du CLARITY Act. Dans ses commentaires publiés sur X (anciennement Twitter), il définit la loi comme un « filet » plutôt qu’un véritable cadre réglementaire et avertit contre les dangers que cela pourrait engendrer pour la vie privée et la sécurité financière individuelle. Barron souligne plusieurs préoccupations majeures : « Recherche sans mandat : la ‘surveillance en temps réel’ de chaque transaction contourne le 4e amendement ». Il évoque également des risques associés aux portefeuilles non dépositaires et mentionne que certaines mesures pourraient permettre de geler des actifs basés uniquement sur un jugement subjectif ou perçu comme risqué.

Données actuelles indiquent une incertitude quant à l’avenir du projet

Alors que ces débats font rage dans l’industrie crypto, les nouvelles données fournies par Polymarket révèlent qu’il existe actuellement 43 % de chances que la loi CLARITY soit promulguée en 2026. Cette probabilité montre une fluctuation récente significative—elle était tombée jusqu'à 22 % juste après la déclaration publique faite par Hoskinson le 19 janvier dernier. L'avenir du projet reste donc incertain alors que diverses parties prenantes continuent d’évaluer ses implications potentielles dans un contexte juridique et technique déjà délicat pour beaucoup d’acteurs du secteur crypto.