Les données indiquent que la part du dollar atteint 56,3%, tandis que les taux de change perturbent le mouvement des réserves
Ce qu'il faut savoir
- La part du dollar américain dans les réserves mondiales est restée largement stable au deuxième trimestre après ajustement des effets de change
- Les mouvements de change, et non les actions des banques centrales, ont été à l'origine de la plupart des changements apparents dans les parts de réserve
- L'euro et la livre sterling ont semblé s'apprécier, mais les effets de valorisation ont masqué les tendances sous-jacentes
Le dollar américain demeure la principale monnaie de réserve mondiale au cours du deuxième trimestre 2026, selon le FMI. La part du dollar a chuté à 56,32% fin juin contre 57,79% en mars. Cependant, cette baisse résulte principalement des variations monétaires plutôt que d'un réel changement dans les réserves détenues par les banques centrales.
L'édition récente des données COFER du FMI révèle que 149 pays détiennent leurs réserves en différentes monnaies. Les fluctuations monétaires peuvent fausser l'apparence des mouvements qui n'ont pas réellement eu lieu avec un changement effectif des réserves.
Cette année, le dollar a connu un affaiblissement majeur : l'indice DXY a chuté de plus de 10% au premier semestre, marquant ainsi sa plus forte baisse depuis 1973.
Les mouvements monétaires entraînent des changements apparents
Au cours du seul deuxième trimestre, le dollar a perdu 7,9% face à l'euro et environ 9,6% par rapport au franc suisse. Cette dépréciation a conduit à une augmentation en valeur dollars d'actifs libellés dans d'autres devises et à une réduction proportionnelle de la part du dollar dans les réserves mondiales. En réalité, sans ces fluctuations monétaires, la part aurait légèrement diminué seulement jusqu'à 57,67%, indiquant que *92%* de la baisse apparente provient uniquement des variations dues aux taux de change.
Lisez aussi : Le FMI approuve un paiement de 120 millions de dollars au Salvador avec des restrictions sur les avoirs en Bitcoin
Pareillement pour l'euro qui est passé de 20% à 21,13%, ce gain étant majoritairement attribuable à son renforcement vis-à-vis du dollar plutôt qu'à un achat supplémentaire par les banques centrales. Si aucune variation ne s'était produite sur le marché des changes, sa part aurait même légèrement baissé pour atteindre 19.96%. La situation était similaire pour la livre sterling dont l'apparente appréciation n'était rien d'autre qu'une illusion causée par ces effets monétaires.
Comprendre les données de réserve dans un marché volatil
D'autres grandes monnaies comme l'euro et la livre sterling semblent avoir gagné une certaine part durant ce trimestre. Alors que leur réputation semble croître avec respectivement une montée à 21,13%, il reste crucial d'analyser ces chiffres avec prudence car ils sont majoritairement influencés par la valorisation relative entre devises pendant cette période volatile.
Cela démontre bien pourquoi il est essentiel d'appliquer ces ajustements lors de l'analyse globale sur les réserves mondiales afin d'éviter toute interprétation erronée concernant le comportement réel adopté par les banques centrales face aux fluctuations économiques actuelles.
Lisez aussi : Le FMI rejette le projet du Pakistan visant à offrirde électricité subventionnée pourles opérationsd'extractionde cryptomonnaies
