Un suspect clé du « massacre de porcs » a été arrêté au Cambodge
Arrestation de Chen « Vincent » Zhi : Un coup dur pour la cybercriminalité en Asie du Sud-Est
Chen « Vincent » Zhi, le chef présumé d'une vaste opération d'escroquerie en Asie du Sud-Est, a été arrêté au Cambodge le 7 janvier et extradé vers la Chine. Accusé de fraude électronique et de blanchiment d'argent, il est lié à un complexe criminel ayant volé environ 15 milliards de dollars à des victimes américaines et internationales. Son arrestation marque un tournant dans la lutte contre la cybercriminalité.
Chen « Vincent » Zhi arrêté au Cambodge par les autorités locales
Le 7 janvier, Chen « Vincent » Zhi a été arrêté au Cambodge avant d'être extradé vers la Chine, suite à une demande des autorités chinoises. Selon le Wall Street Journal, cette opération s'inscrit dans une démarche de coopération internationale visant à lutter contre la criminalité transnationale. Chen était recherché par le ministère américain de la Justice (DOJ) pour son implication dans l'une des plus grandes escroqueries numériques.
Prince Holding Group : Entreprise légitime ou façade criminelle ?
Chen est connu pour avoir fondé le Prince Holding Group, décrit comme l'un des plus grands conglomérats cambodgiens avec divers intérêts légitimes tels que l'immobilier, les compagnies aériennes et les services financiers. Cependant, il serait également responsable d'opérations illégales liées aux escroqueries connues sous le nom de « boucherie de porcs », qui impliquent la manipulation et l'exploitation d'individus forcés de frauder des utilisateurs innocents en ligne.
Accusations graves portées par le ministère américain de la Justice
En octobre 2025, Chen a été accusé par le DOJ de fraude électronique et de blanchiment d'argent en lien avec sa participation présumée à ce stratagème criminel. Le DOJ a saisi plus de 127 217 jetons BTC (d'une valeur approximative de 15 milliards USD), affirmant qu'ils avaient été volés à des victimes américaines et mondiales. L'acte d'accusation stipule que Chen gérait directement ces complexes frauduleux tout en tenant des registres détaillés sur leurs opérations.
Violence systématique signalée au sein du Prince Group
Les allégations vont jusqu'à affirmer que Chen aurait utilisé la violence contre ceux qui n'obéissaient pas aux ordres dans ses camps où les individus étaient retenus contre leur gré. John Eisenberg, procureur général adjoint à la sécurité nationale, a déclaré : « L'accusé était le cerveau derrière un vaste empire de cyberfraude. Les travailleurs victimes ont été enfermés dans des complexes ressemblant à des prisons ».
Le Prince Group rejette ces accusations comme étant « sans fondement », qualifiant ces déclarations comme une justification pour saisir illégalement leurs actifs.
Impacts globaux sur la crypto-criminalité après cette arrestation
L'arrestation de Chen intervient alors que les critiques s'inquiètent croissant face aux activités illicites liées aux actifs numériques. En 2025, plus de 3,4 milliards USD ont été obtenus illégalement via diverses manœuvres telles que piratages et exploits selon Chainalysis. Cette nouvelle pourrait être perçue positivement par ceux qui militent pour un espace numérique sécurisé.
La police chinoise avait déjà mis en place un groupe spécial chargé d'enquêter sur Prince Group depuis mai 2020, aboutissant à plusieurs jugements condamnant les employés liés au groupe pour diverses infractions financières allant jusqu'à générer près de 700 millions USD issus du jeu illégal.
Cette affaire souligne non seulement l'ampleur croissante du problème mais aussi l'engagement international nécessaire pour contrer efficacement ce type criminalité complexe.
