Les entreprises européennes spécialisées dans la tokenisation demandent une révision du projet pilote DLT par l'UE

Les entreprises européennes spécialisées dans la tokenisation demandent une révision du projet pilote DLT par l'UE

Les entreprises de tokenisation demandent des changements urgents à l'UE concernant la blockchain

Un groupe d'entreprises européennes de tokenisation a récemment adressé une lettre aux décideurs politiques de l'Union européenne (UE), les pressant de revoir le projet pilote sur la technologie du grand livre distribué (DLT). Les signataires soulignent que les restrictions actuelles pourraient freiner l'innovation et laisser l'Europe derrière dans le secteur des actifs numériques. Ils réclament des modifications immédiates pour assurer la compétitivité du marché européen.

Les entreprises signataires appellent à un assouplissement des règles DLT

Des sociétés comme 21X, Central Securities Depository, Boerse Stuttgart Group, Lise et Axiology ont signé cette lettre commune, qui vise principalement le régime pilote DLT de l'UE. Ce cadre réglementaire est conçu pour faciliter la tokenisation en Europe, mais il impose des contraintes strictes sur l'éligibilité des actifs et limite les volumes ainsi que les licences, ce qui décourage les entreprises déjà actives aux États-Unis.

Dans leur lettre, ils signalent : « Pendant que l'Europe délibère, les États-Unis ont déjà agi et sont en passe de s'approprier les rails numériques de la future économie mondiale. »

Suppression des contraintes imposées par le cadre réglementaire

Les signataires demandent plusieurs modifications cruciales au régime DLT :

  • La suppression totale des limites sur les types d'actifs pouvant être symbolisés.
  • L'abrogation du plafond actuel stipulant qu'un émetteur doit avoir une capitalisation boursière inférieure à 500 millions d'euros (589 millions de dollars).
  • L'élimination du seuil d'émission obligataire fixé à 1 milliard d'euros (1 milliard de dollars) et celui limitant la valeur marchande globale à 9 milliards d'euros (10 milliards de dollars), proposant plutôt un nouveau plafond allant jusqu'à 150 milliards d'euros (176 milliards de dollars).

Ils plaident également pour supprimer la limite actuelle de six ans pour obtenir une licence.

L'urgence d'une action rapide pour rester compétitif

La lettre souligne une préoccupation majeure : « Sans une action rapide sur le régime pilote DLT, l’UE risque de perdre sa pertinence sur le marché. » Les signataires affirment que l'inertie structurelle peut retarder son application effective jusqu'en 2030 au moins, ce qui créerait non seulement un revers temporaire, mais également une vulnérabilité stratégique critique.

Selon eux, ces changements sont qualifiés « de solutions rapides » qui seraient « peu invasives » et doivent être mises en œuvre rapidement afin que l’Europe puisse maintenir sa compétitivité face aux autres juridictions plus efficaces.

Liste des dirigeants soutenant cette initiative

Voici quelques-uns des dirigeants ayant signé cette lettre :

  • Marius Jurgilas – PDG d’Axiology DLT UAB
  • Max J. Heinzle – PDG de 21X AG
  • Ondřej Dusílek – PDG du Dépositaire central de titres de Prague
  • Mark Kepeneghian – PDG de Lise SA
  • Amparo Garcia Flores – PDG Securitize Europe Brokerage and Markets SV SA
  • Dr Lidia Kurt – PDG Seturion groupe Boerse Stuttgart
  • Javier Tordable – PDG Bit2Me STX
  • David Martín – PDG OpenBrick

Ces appels à action mettent en lumière le besoin urgent pour l'Union européenne d'adapter ses réglementations afin ne pas se laisser distancer dans un domaine aussi dynamique que celui des actifs numériques.